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Pourquoi les feux LED et les plaques clignotent sur une vidéo de dashcam (et comment corriger)

Feux LED qui clignotent, plaque illisible, bandes sombres : le scintillement (flicker) de la dashcam s’explique. Causes, réglages et modèles qui limitent le…

La rédaction de Meilleure Dashcam Publié le
Pourquoi les feux LED et les plaques clignotent sur une vidéo de dashcam (et comment corriger)

Vous relisez une vidéo après un accrochage et le feu stop de la voiture devant vous apparaît éteint sur plusieurs images. Ou la plaque d’immatriculation à rétroéclairage LED est un halo blanc impossible à lire. Ce n’est pas forcément un défaut de votre dashcam : c’est un phénomène physique de synchronisation entre la lumière pulsée des LED et l’obturateur de la caméra. Ce guide explique d’où il vient, comment le réduire et ce qu’il faut regarder à l’achat.

Pourquoi une LED « fixe » clignote sur la vidéo

Une LED automobile n’est pas allumée en continu. Pour régler sa luminosité (feu de position faible, feu stop plus intense) ou limiter la chauffe, le constructeur la pilote par modulation de largeur d’impulsion (PWM) : elle s’allume et s’éteint très rapidement, avec un rapport cyclique qui définit l’intensité perçue.

Votre œil et votre cerveau lissent ces impulsions. Un capteur d’image, lui, « photographie » une fenêtre de temps précise, le temps d’exposition. Deux cas se présentent :

  • Exposition courte (plein jour, 1/1000 s ou moins) : la fenêtre peut tomber dans une phase éteinte de la LED. Résultat : feu sombre sur certaines images.
  • Exposition longue (nuit, 1/60 s ou plus) : la fenêtre englobe plusieurs impulsions et le feu paraît stable, mais les LED surexposent et deviennent des taches blanches qui noient les détails.

C’est un conflit entre deux fréquences (celle des LED et celle de l’image), d’où l’effet de battement qui produit le clignotement.

Les situations où le problème apparaît le plus

SituationSymptôme sur la vidéoCause dominante
Feux stop et clignotants LED de jourFeu éteint sur certaines imagesExposition courte vs PWM
Plaque d’immatriculation rétroéclairéeHalo blanc, caractères fondusSurexposition de nuit
Feux de signalisation tricolores à LEDFeu rouge ou vert qui disparaîtPWM + exposition courte
Panneaux à messages variables (autoroute)Texte partiel, bandes noiresBalayage de l’affichage
Tunnel, parking, éclairage publicBandes sombres qui défilentÉclairage 50 Hz vs obturateur

Les phares à LED des véhicules récents sont généralement moins sujets au phénomène en plein jour, mais restent éblouissants de nuit, ce qui pose un problème proche (lecture de plaque, voir plus bas).

Le rolling shutter : l’amplificateur du problème

La plupart des capteurs de dashcam utilisent un obturateur à balayage (rolling shutter) : l’image est lue ligne par ligne, du haut vers le bas, et non d’un seul coup. Si une LED s’éteint pendant ce balayage, seules certaines lignes l’ont vue allumée. On obtient alors des bandes horizontales sombres ou une moitié de feu visible. Plus le balayage est lent, plus ces artefacts sont marqués.

C’est aussi ce qui explique pourquoi deux dashcams côte à côte montrent le même feu stop différemment : le capteur, le processeur et le réglage de l’exposition changent le résultat.

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Équipée d'un capteur Sony STARVIS 2 de la nouvelle génération, cette dashcam gère mieux les scènes à fort contraste de nuit, ce qui limite la surexposition des feux et des plaques LED. Un bon point de départ si votre priorité est la lisibilité nocturne.

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Comment réduire le clignotement : 6 réglages à tester

Aucun réglage ne fonctionne sur toutes les dashcams, mais cette séquence résout la majorité des cas. Changez un paramètre à la fois et comparez la même scène.

1. Fixer la fréquence secteur sur 50 Hz

Dans le menu, cherchez « Fréquence », « Anti-scintillement » ou « Power line frequency ». En France, choisissez 50 Hz. Ce réglage supprime surtout les bandes sombres sous l’éclairage public, en tunnel et en parking. Sur beaucoup de dashcams importées, la valeur par défaut est 60 Hz (marché américain), ce qui provoque des bandes inutiles.

2. Tester avec et sans HDR / WDR

Le HDR combine plusieurs expositions. Il aide à lire une plaque à contre-jour mais peut accentuer le clignotement des LED. Filmez la même route, un soir, avec et sans, puis gardez le mode qui rend le mieux vos feux et plaques.

3. Passer en 60 images par seconde si possible

Le 60 fps (souvent en 1080p) multiplie par deux les chances de saisir une LED allumée sur chaque seconde de vidéo. Contrepartie : fichiers plus lourds, donc pensez à une carte adaptée (voir notre guide sur le choix de la carte SD).

4. Ajuster l’exposition (EV)

Une valeur d’exposition légèrement négative (-0,3 à -0,7 EV) évite que les feux et les plaques ne saturent de nuit. Les détails des caractères de la plaque réapparaissent, au prix d’une scène un peu plus sombre.

5. Ne pas surcharger la netteté et le contraste

Certains préréglages « vif » ou « nuit » boostent le contraste et font éclater les sources lumineuses. Reprenez des réglages neutres, comme expliqué dans notre guide pour paramétrer sa dashcam.

6. Ajouter un filtre CPL, avec modération

Un CPL réduit les reflets du pare-brise et absorbe un peu de lumière, ce qui allonge légèrement l’exposition. Détails dans notre guide sur le filtre CPL. Ne le montez pas de nuit : il fait perdre de la lumière quand vous en avez besoin.

Rendre la plaque lisible malgré les LED

Une plaque rétroéclairée ou éclairée par les phares de la voiture suiveuse est le cas le plus difficile. Quelques principes :

  • La résolution aide, mais pas seule. Un 4K n’apporte rien si la plaque est surexposée. Notre guide sur la résolution et la lecture des plaques détaille les distances de lecture réalistes.
  • Un bon capteur nocturne compte plus que le nombre de pixels. Un STARVIS 2 gère mieux les écarts de luminosité qu’un capteur d’entrée de gamme.
  • Le positionnement : une caméra trop basse capte plus de phares. Placez-la près du rétroviseur, centrée.
  • La caméra arrière limite les éblouissements des phares qui vous suivent grâce à un capteur dédié et un angle différent.
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Un modèle trois voies avec capteurs récents. Intéressant si vous voulez filmer l'avant, l'habitacle et l'arrière avec des réglages d'exposition distincts, utile pour comparer comment chaque caméra restitue les feux LED et les plaques de nuit.

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Que regarder à l’achat pour limiter le flicker

Quand vous comparez des modèles, ces critères pèsent plus que la résolution annoncée :

CritèrePourquoi c’est utile
Capteur STARVIS / STARVIS 2Meilleure dynamique, moins de surexposition de nuit
Réglage 50 / 60 HzSupprime les bandes sous éclairage artificiel
60 fps en 1080pPlus de chances de capter les LED allumées
Contrôle EV et HDR/WDR désactivablePermet d’adapter le rendu aux feux LED
Firmware mis à jourLes correctifs d’exposition arrivent via mises à jour

Le firmware compte réellement : plusieurs constructeurs ont amélioré la gestion de l’exposition par mise à jour. Consultez notre guide sur la mise à jour du firmware avant de conclure qu’une dashcam est défaillante.

Quelles dashcams du catalogue testent bien ce cas ?

Sans promettre un résultat identique pour tous les véhicules, voici où chercher dans notre sélection :

  • La Viofo A229 Plus pour un capteur nocturne moderne et des réglages d’exposition accessibles.
  • La Nextbase 422GW pour son rendu naturel, son menu simple et son excellent rapport qualité-prix.
  • La Vantrue N4 Pro S pour l’approche multi-caméras.
  • La Garmin Dash Cam X310 si vous préférez une marque réputée pour la stabilité de ses images en conduite.
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Une valeur sûre à budget maîtrisé. Son menu clair permet de régler fréquence, exposition et résolution sans se perdre. Idéale pour tester les réglages anti-clignotement présentés dans ce guide avant d'investir dans un modèle plus coûteux.

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Protocole de test en 10 minutes

Avant de changer de matériel, vérifiez que le problème vient bien du réglage :

  1. Mettez la fréquence sur 50 Hz et redémarrez la dashcam.
  2. Roulez de nuit derrière un véhicule récent à feux LED, 5 minutes, en HDR activé.
  3. Refaites le même trajet HDR désactivé, EV à -0,3.
  4. Relisez les deux fichiers image par image (VLC : touche « E ») sur un ordinateur.
  5. Gardez la configuration qui maintient les feux stop allumés et la plaque lisible.

Si le résultat reste mauvais dans toutes les configurations, le capteur est probablement en cause : c’est le moment d’envisager un modèle plus récent.

Conclusion

Le clignotement des LED sur une vidéo de dashcam n’est ni une panne ni un vice caché : c’est la rencontre entre une lumière pulsée et un capteur qui l’échantillonne. Réglez la fréquence sur 50 Hz, testez le HDR, abaissez légèrement l’exposition et passez en 60 fps quand c’est possible. Si cela ne suffit pas, privilégiez à l’achat un bon capteur nocturne et un firmware suivi plutôt qu’un chiffre de résolution.

Questions fréquentes

Pourquoi les feux arrière LED clignotent-ils sur ma vidéo alors qu'ils semblent fixes à l'œil nu ?

Les feux LED sont alimentés par un signal pulsé (PWM) qui les allume et les éteint des centaines de fois par seconde. Votre œil moyenne ces impulsions, pas le capteur. Si l'obturation de la caméra tombe sur une phase « éteinte », la LED apparaît sombre sur l'image, d'où le clignotement ou l'absence de feu sur certaines images.

Le scintillement empêche-t-il d'utiliser la vidéo comme preuve ?

Non, la vidéo reste recevable, mais un feu de freinage ou un clignotant qui semble éteint peut être contesté par la partie adverse. Mieux vaut corroborer avec d'autres éléments (angle de la scène, dashcam arrière, témoins). Le plus important reste de limiter le phénomène dès le réglage.

Passer en 60 images par seconde supprime-t-il le flicker ?

Pas systématiquement. Le 60 fps augmente la chance de capter une LED allumée sur chaque image et donne une lecture plus fluide, mais la vitesse d'obturation reste le facteur déterminant. Testez en conditions réelles, de nuit, derrière un véhicule équipé de feux LED.

Le réglage 50 Hz / 60 Hz de ma dashcam sert-il à quelque chose ?

Il corrige surtout les bandes sombres sous l'éclairage artificiel alimenté en courant secteur (tunnels, parkings, éclairage public). En France, le secteur est à 50 Hz : choisissez 50 Hz si l'option existe. Il ne résout pas à lui seul le clignotement de toutes les LED de véhicules, qui utilisent leur propre fréquence.

Le HDR ou le WDR aggrave-t-il le clignotement ?

Il peut l'aggraver. Ces modes combinent plusieurs expositions de durées différentes, ce qui accentue l'effet d'une LED pulsée : certaines expositions captent la LED allumée, d'autres éteinte. Comparez la même scène avec et sans HDR/WDR pour voir ce qui convient à votre modèle.

Un filtre CPL aide-t-il contre le flicker ?

Indirectement. Un CPL absorbe de la lumière, donc la caméra utilise une exposition un peu plus longue, ce qui moyenne davantage les pulsations. L'effet reste modeste et dépend du modèle ; le CPL est avant tout un outil anti-reflets.